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Le 21 août, les hardcore gamers sont sortis de leur torpeur estivale pour télécharger fissa la démo de Bioshock, un jeu très attendu annonciateur d’une nouvelle étape dans le monde du divertissement vidéo ludique. Car non content d’avoir un scénario bien ficelé (voir notre test Bioshock), il bénéficie d’un moteur 3D de dernière génération, l’Unreal Engine 3 développé par la société Epic Games. Déjà exploité par Gears of War sur Xbox 360, il va animer de nombreux titres sur PC ou consoles tels que Medal of Honor : Airborne, Splinter Cell : Conviction, Frontlines : Fuel of War et, bien sûr, Unreal Tournament 3.
S’il est bâti sur DirectX 9, ce moteur tire aussi parti du fameux DirectX 10, la dernière interface de programmation de Microsoft, présente dans Windows Vista, qui gère notamment l’affichage des jeux et promet un meilleur rendu graphique. Or si les puces DirectX 10 ont débarqué voici presque un an, les jeux compatibles se sont fait désirer.
Nous nous sommes donc empressés de tester Bioshock ainsi que World in Conflict et Lost Planet, premiers jeux DirectX 10 disponibles. Pour ces tests, nous avons utilisé un PC puissant (Core 2 Duo, 2 Go de mémoire vive et carte 3D GeForce 8800 Ultra) équipé de deux disques durs, l’un sous Windows XP, l’autre sous Vista. Les jeux sont installés sur les deux systèmes de manière à les comparer successivement sous DirectX 9 et DirectX 10. Sous Vista, il faut se rendre dans les options graphiques des jeux pour activer DirectX 10. Avec Bioshock, c’est pris en compte instantanément alors qu’avec World in Conflict il faut redémarrer le jeu.
Une fois passé à l’action, c’est la déception. Rien ne semble distinguer les jeux DirectX 9 de leurs versions DirectX 10. Bioshock, par exemple, est aussi beau dans les deux cas. Les explosions ne sont pas plus volumineuses, ni les flammes plus denses. Les ombres des personnages sur les murs et les reflets de l’eau produisent les mêmes effets.
DirectX 10 a-t-il fait pshiiit ? En observant attentivement nos nombreuses captures, nous constatons tout de même quelques différences. Dans Bioshock, l’eau qui ruisselle dans les couloirs est plus transparente sous DirectX 10 et laisse apparaître nettement les détails du sol. Surtout, certaines textures sont vraiment plus réalistes, comme celles de la main et du revolver du joueur en vue subjective (voir encadré page suivante).
Dans Lost Planet, les différences sont encore plus évidentes. Malgré la violente tempête de neige qui souffle dans le décor, on distingue bien mieux les objets et les structures situés en arrière-plan.
En revanche, pas moyen d’apercevoir la moindre nuance entre DirectX 9 et DirectX 10 dans World in Conflict. Les textures, le traitement de la lumière et la profondeur de champ sont rigoureusement identiques. Les engins militaires sont modélisés et explosent de la même façon. À la fin de ces tests, nous restons sur notre faim. Pour ce que nous avons pu en voir, l’apport de DirectX 10 reste anecdotique et ne justifie pas l’achat d’une carte 3D dernier cri. Mais il ne s’agit ici que d’un avant-goût de ce que permet l’interface de Microsoft.
En effet, ces jeux présentés comme DirectX 10 intègrent en fait un noyau DirectX 9 sur lequel ont été greffés des outils DirectX 10. Ce qui explique d’ailleurs que l’on puisse activer ou non ces derniers via les options du jeu. Il faudra tester des jeux entièrement développés sous DirectX 10 pour se faire une meilleure idée. Le premier du genre sera Crysis, conçu par le studio Crytek qui avait déjà fait sensation en 2004 avec Far Cry. Il sera disponible sous la forme de deux exécutables, l’un sous DirectX 9, l’autre sous DirectX 10. Son moteur graphique CryEngine 2 promet d’être décoiffant. En tout cas, sur le papier, l’intérêt de DirectX 10 est évident pour les développeurs de jeux. Il leur simplifie la tâche : au lieu d’utiliser plus de mille lignes de codes, une centaine suffisent pour réaliser le même effet. Ils peuvent aussi accélérer certains calculs géométriques complexes en les confiant directement à la puce 3D. Du coup, le processeur central peut se consacrer à d’autres opérations concernant le moteur physique (déformations des objets, chocs…) ou l’intelligence artificielle (comportement des acteurs du jeu). Rendez-vous mi-novembre, date de sortie annoncée de Crysis, pour un meilleur aperçu.
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| Les bons pilotes Pour profiter à plein des jeux DirectX 10, il faut avoir les derniers pilotes des cartes 3D compatibles avec l’interface de programmation de Microsoft, les GeForce 8 de nVidia et Radeon HD 2000 d’ATI/AMD. Le jour même de la sortie de la démo de Bioshock, la firme au caméléon a mis en ligne une version bêta de son pilote ForceWare (34,7 Mo) et AMD une mise à jour de son pilote Catalyst (96,5 Mo !). Les deux bénéficient d’optimisations pour Bioshock. | Activer DirectX 10 Les prérequis indispensables pour goûter à DirectX 10 consistent en une machine sous Windows Vista équipée, on l’a dit, d’une carte 3D GeForce 8 ou Radeon HD 2000. Les jeux disponibles étant bâtis sur DirectX 9 avec des effets DirectX 10, il faut se rendre dans les options graphiques avancées du jeu pour activer ces derniers. Les premiers jeux entièrement DirectX 10 auront leur propre exécutable et ne tourneront que sur une configuration compatible. | Les jeux Bioshock (capture d’écran ci-dessus), Lost Planet et World in Conflict font partie des premiers jeux à bénéficier de DirectX 10. Une fois dans l’action, on peine à percevoir l’apport de cette nouvelle technologie censée rendre les jeux plus beaux et spectaculaires. Ils sont aussi impressionnants graphiquement en version DirectX 9. Seule une observation vraiment attentive permet de déceler d’éventuelles, et subtiles, différences. |
Source : svmlemag
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